Manuscrits chrétiens et islamiques d’Éthiopie

Posted by arb2dmin on Dec 7th, 2014

Christian and Islamic Manuscripts of Ethiopia (12th–20th century)

Une approche comparative / A Comparative Approach

12-13 décembre 2014, Salle des Commissions, BnF,  Richelieu 5, rue Vivienne – 75002 Paris

Programme (pdf)

Manuscrits chrétiens et islamiques d’Éthiopie

L’Éthiopie a vu depuis le premier millénaire de notre ère le développement de deux cultures du livre manuscrit qui semblent avoir évolué séparément sur des territoires géo-politiques longtemps distincts, au service de religions et d’administrations différentes. Ces cultures manuscrites chrétiennes et islamiques se sont aussi développées dans des langues et des écritures variées qui ont compartimenté les recherches sur le sujet. Si l’historiographie des manuscrits chrétiens est déjà bien ancrée, les manuscrits islamiques, qu’ils soient en langue et écriture arabe ou en langues locales et écriture arabe (‘a?am?), ont jusqu’à présent été très peu étudiés. Toutefois, alors que se structurent aujourd’hui les études sur le manuscrit éthiopien tant islamique que chrétien, doit de même se renouveler l’interrogation sur les points de contacts de ces histoires des livres, qu’ils se soient produits en Éthiopie ou qu’ils soient à chercher dans les échanges entre l’Éthiopie et d’autres pays environnants, tels l’Égypte, le Soudan et jusqu’en Afrique de l’Ouest, ou bien qu’ils soient situés à l’est, tels le Yémen ou l’Inde, lorsqu’ils ont laissé leur empreinte dans les textes ou dans différents aspects du livre manuscrit. On peut aussi s’interroger sur l’apport d’autres traditions et pratiques manuscrites qui ont existé dans ce même espace.

Since the middle of the first millennium of our era, Ethiopia has seen the development of two ma- nuscript book cultures which seem to have evolved separately, on geopolitical territories for a long time distinct, in the service of different religions and administrations. These Christian and Islamic manuscript cultures also developed in various languages and scripts which have compartmentalised research on the subject. If the historiography of Christian manuscripts is already well rooted, Islamic manuscripts whether in Arabic languages and script or local languages and Arabic script (‘ağamī) up till now have been very little studied. However, research today into Ethiopian manuscripts as Islamic and Christian renews the questions as to the points of contact between the histories of these books: whether they were produced in Ethiopia, or whether they are to be sought in the exchanges between Ethiopia and neighbouring countries, such as Egypt, Sudan and the more distant West Africa, or
even further East, in Yemen or India, as they left their mark in the texts or in the different aspects of manuscript books. One could also investigate other traditions and manuscript practices which existed in the same area.

Comments are closed.